Windows on the World of SipaKV

New York Junkie

Posted on: January 23, 2006

Comme en temoigne la super photo de Times Square que j’ai postee vendredi, je suis allee a New York durant le week end de Martin Luther King’s Birthday. Je suis encore en train de recuperer, car il a fait un froid glacial, agremente d’un vent piquant et penetrant, dans les rues de la Grande Pomme. Ca fait une semaine que je renifle et que j’eternue comme une locomotive au bureau et que mes collegues me tiennent a bout de bras.

Ceux qui me connaissent savent a quel point j’adore New York. Il n’y a pas plus de ville plus excitante et plus caracterielle sur terre. Il y a des villes plus belles, plus vieilles, et plus accueillantes, certes, mais il n’y en a aucune qui vous revigore comme New York sait faire. Visiter New York est encore le seul moyen legal que j’aie trouve qui me shoote au septieme ciel et me fasse croire en l’homme et en sa toute-puissance, toutes races confondues. Ah oui, le slogan du “I love New York” a du etre cree rien que pour moi (ici pour l’histoire du slogan)!

Il y a des gens qui peuvent vous dire a quel moment precis ils reconnaissent etre amoureux. Moi aussi. Mon amour de New York a ete un “love at zero sight”, “love at ever ever sight”, comme dirait Humbert Humbert. Il a commence avant que j’y mette les pieds, avant de voir Friends ou Breakfast at Tiffanys. Il a commence avant meme que je voie a la tv les sites maintenant familiers aux adeptes de films hollywoodiens. Il a commence lorsque j’avais a peine quinze ans. Il a commence par un livre : “Manhattan Transfer” de Dos Passos. C’est la que mon “New York addiction” (ma dependance comme en dirait en francais, mais ce mot ne contient pas la connotation d’amour et de force que je veux transmettre ici) a commence. Elle n’a fait que se renforcer depuis.

Nous etions coinces dans les autoroutes new jerseyennes, passant par des centres commerciaux ou se retrouvent a l’infini les memes supermarches et boutiques des memes chaines. On peut mourir d’ennui sur les autoroutes. C’est ZazaKV qui pourrait en temoigner. Et il l’a fait bruyamment aussi, desesperant de ce bitume noir qui defile jusqu’a la nausee. Quoi, meme pas de rizieres vertes, ni d’arbres a voyageurs, ni d’eucalyptus gringalets, ni de villages pittoresques a contempler. Pas de joli coucher de soleil qui enflamme le ciel et convertit les athees les plus endurcis. Rien que McDonalds, Popeye, Toys R Us et l’enorme IKEA de Newark ou on n’emerge qu’affuble de meubles en pin bon marche. Design Suedois quand meme.

Apres avoir paye presque une fortune en peages, nous passons par des villes qui s’appellent Elisabeth, Newark et puis ZazaKV et moi avons pousse un grand cri a la vue d’un grand panneau qui annoncait finalement la ville presque new yorkaise de Hoboken. Ca veut dire qu’on est presque arrive! Hoboken, the butt of all New Yorkers’ jokes, est la porte d’entree a Manhattan. Pres d’Hoboken, on traverse le claustrophobique Lincoln Tunnel (two lanes only. What were these people thinking?!) qui va nous faire passer sous l’East River. Interdiction de prendre des photos dans le Tunnel pour cause de National Security. Et pourtant les lumieres des phares m’auraient permis de faire de jolies photos abstraites.

Comme celle ci. Dois je encore vous rappeler que pour la voir dans toute son abstraction, il faut cliquer dessus.

Je range ma camera. Mais ce n’est que pour la ressortir bien vite parce qu’on vient de deboucher sur la 42nd Street. La 42eme est ecrasee de gratte-ciels et un grand panneau lumineux enorme fait la pub du magazine “New Yorker”. La camera clique presque automatiquement.
On passe par Times Square et ses pancartes publicitaires. Les yeux de ZazaKV clignent de surprise. C’est aveuglant toutes ces pubs. J’essaie de montrer a ZazaKV le bol de soupe de pates chinoises qui est toujours aussi fumant.
C’est capitaliste, mercantile et In Your Face. C’est pas sur que ce serait du gout de Dos Passos. Mais enfin, ca fait l’occasion de jolies photos et donne l’occasion de jouer au touriste qui debarque. Mon shutter clique a repetition. Vive Manhattan !

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6 Responses to "New York Junkie"

Rhâââ, ça fait envie 🙂 maintenant je ne pense qu’à une chose à cause de toi : y retourner ‘like a film in slow motion in my head … “new york love U koa anie e! c ça le comble” 🙂 iharinjaka miandry voandalana

Waooooo… Merci SipaKV… Ceci confirme ce que m’avait dit une amie globetrotter: Après Paris, c’est NY… Les 2 seules villes qui en vaillent la peine d’être visitées…
So…Next (step) !!!

allez marc et harinjaka, quand est ce qu’on se fait une reunion de bloggers a new york ? ce serait trop cool.
c’est vrai que paris et nyc ont des traits en commun, mais qd meme je prefere de loin nyc.

avec plaisir sipakv, il faudrais que nous organisons ça ;)mais avant, raconte nous la suite du périple :p

Ouaaah, superbe ballade…
On dirait qu’on se retrouve entre gasy amoureux de NY sur ce blog !
Je n’y ai jamais vécu, seulement des séjours en vacances, donc à chaque fois on est sidéré par le clinquant.
En attendant impatiemment la suite du récit…. 😉

ca vient, ca vient!

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