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Tranche de ville, Antananarivo

Posted on: November 16, 2005

J’ai horreur de me faire traiter de francophone en general, mais je ferai une exception aujourd’hui.

Courez vite sur http://www.tv-francophonie.com/ voir un reportage d’une demie heure (c’est gratuit !) sur la ville d’Antananarivo telle que vecue par des artistes :

  • le photographe Pierrot Men dont je parle dans un poste precedent,
  • les musiciens Sorajavona,
  • la troupe de Hira Gasy Landivolafotsy.

16 nov : Meme si le reportage a ete tourne en 2005, en le regardant, j’avais une petite impression d’une Antananarivo desuete, dont le passe precieux s’echappe et dont il ne reste plus que les relents que l’on respire a grandes bouffees gourmandes…

C’est surtout la vision d’Antananarivo par la troupe Sorajavona qui m’a plu. Comme je le mentionne plus haut, c’est une vision de la ville qui nourrit les nostalgies d’un temps revolu, une vision imbue d’histoire millenaire. Sorajavona nous relate le missionnaire ecossais James Cameron, le grand roi Andrianampoinimerina, le Betsimitatatra, les ruines du Rova. La camera nous montre la route de la digue, puis Andohatapenaka, avec les charrettes a boeufs qui passent, les antiques 4CV qui survivent dans les rues etroites anciennes… Les maisons, plus ou moins decrepites, sont nichees les unes contre les autres sur les flancs de la colline, comme pour mieux se tenir au chaud. L’Antananarivo de Sorajavona est une Antananarivo historique.

Comme pour mieux accentuer cette impression d’un temps revolu, la belle chanteuse de Sorajavona, Patricia, avec ses cheveux ondules et longs qu’elle porte liberes sur ses epaules, me rappela fortement une carte postale ancienne d’une femme malgache en deuil, achetee sur l’internet et retrouvee lors de l’exposition Smithsonian sur les textiles malgaches.

Le reportage montre alors Antananarivo sous l’oeil du photographe Pierrot Men. Il deambule dans Analakely avec son appareil photo. Il nous entraine dans une de ses expositions et nous commente une de ses photos. “Au dela du mur”. Le mur abrite une prison derriere laquelle Pierrot Men imagine des milliers de prisonniers, alors que dans le ciel, des cerfs-volants flottent librement.

La derniere partie du reportage est consacree au Hira Gasy (comment se fait-il que les Vazaha montrent un interet plus marque pour le Hira Gasy que nous?). L’ouverture a ete bilingue. “Tompokolahy sy Tompokovavy!” declama le mpihira gasy, avant de haranguer “Mesdames et Messieurs!”. Et nos mpihira de danser et de chanter. “Antananarivo,…,lahy e !”

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1 Response to "Tranche de ville, Antananarivo"

“Je parle de tout et de rien. J’essaie de ne pas me limiter a Madagascar” ah bon??

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