Windows on the World of SipaKV

SipaKV s’en va swinguer

Posted on: September 21, 2005

Hier apres-midi, au lieu de travailler comme une beeeeeeete devant mon ordinateur, je me suis retrouvee dans un Country Club.
Non pas parce que je me suis soudainement retrouvee milliardaire, n’ayant plus a gagner mon pain quotidien et cultivant desormais l’art nonchalant de tuer le temps sur les parcours de golf, mais parce que mon departement entier y etait invite pour notre pique nique annuel.

Le Country Club est situe a environ 15 miles de mon bureau. Sur le chemin qui est en fait une route a peage, je suis passee par d’innombrables nouveaux real estate developments. Ce sont de nouveaux voisinages ou les promoteurs immobiliers construisent des maisons de type “colonial”, qui se ressemblent toutes, des “Estates”, posees les unes tres a cote des autres, des maisons monstres a trois etages qu’on appelle derogativement des McMansions, a la superficie totale d’au moins 5000 square feet.

Ces communautes mettent piscines couverte et fermee, club house, courts de tennis, terrains de basket et parfois parcours de golf a la disposition des residents. Bref un petit monde a part. Les residents sont prets a habiter ici, tres loin de la ville, et a se taper les horribles embouteillages quotidiens, pour beneficier de ces avantages. Chacun ses choix.
Personnellement, je prefererais habiter en centre ville, au bord d’une vieille rue a cobblestone, dans un “petit” loft tres moderne a 2000 square feet, sans piscine, ni club house, ni court de tennis. Je n’aurais pas a tondre le gazon le week-end et j’aurais le temps de me rendre a une exposition d’art moderne ou d’essayer le dernier resto/bar a la mode.
Tout ca pour vous dire que je ne suis pas tres Country Club et tres golf non plus.

Le Country Club nous a servi les inevitables plats d’un pique nique a l’americaine : burgers, pork ribs imbibes de sauce bbq, du pulled pork (comme nos varanga mais plein de sauce a base de tomate), pulled chicken (encore plus de sauce), potato salad et cole-slaw (comme les achards mais plein de sauce mayonnaise). J’ai arrete de m’etonner de l’obsession des Americains a immerger leur bouffe de sauce. Meme les fruits sont saucEs : ca ne les gene pas de mettre une pomme ou fraise au bout d’un bout de bois et de plonger ca dans une sauce chocolat. Et dans certains etats, c’est le chocolat qu’ils “fry”.
Sans rire !

Je suis allee docilement accompagner Ramesh, mon collegue indien, histoire de me debarrasser de ces calories tres digestes. Ramesh est tres feru de golf, lui. Sa maison se situe sur un parcours de golf et il fait ca tous les week-ends. Il m’a montre comment tenir la Big Bertha et comment executer un swing. Ce que ca avait l’air facile. Je n’avais aucun doute de mon triomphe. Ha ha ha. Je me suis avancee, rigolant et oscillant sur mes talons de 5 centimetres. Tout d’un coup ce n’avait plus l’air facile. Il s’est avere que deja j’avais choisi le mauvais driver, un driver pour gaucher alors que je suis droitiere. Ramesh a ete un ange. Il est alle me chercher un driver pourr droitier et un wedge special pour debutant. Il n’a pas eclate de rire en me voyant swing-uer repetitivement dans l’air et rater miserablement la balle a chaque fois. Au bout du n-ieme essai, je suis quand meme arrivee a taper dans la balle. Qui n’est pas allee tres loin. Elle a prefere me narguer en roulant d’a peine quelques metres. En me retournant, j’ai vu trois collegues assis tranquillement a l’ombre et qui m’observaient en souriant, leurs innombrables clubs Callaway herissant leurs sacs .

Il y a longtemps que le golf a cesse d’etre un sport pour riches aux Etats-Unis. Contradictoirement, rien ne reste un privilege pour tres longtemps chez les capitalistes. Je dis a Ramesh que chez moi, il n’y a que les riches qui y jouent. Il me repond que c’est pareil chez lui en Inde, mais que c’est aussi en train de changer. Et incidemment, est-ce que je sais que ca y est l’immobilier a Bombay est plus cher qu’a New York? Je pousse des exclamations de surprise comme il se doit et me debarrasse de mes talons hauts. Ca fait un monde de difference et pas seulement parce que tout d’un coup, je me retrouve plus petite.

Non seulement je tape dans la balle, mais elle decrit un tres beau cercle pour aller atterrir pres de la marque des 100 yards. Je suis tres contente de moi jusqu’a ce que Ramesh me dise que Tiger Woods, lui, swingue a 400 yards et qu’en plus sa balle atterrit dans le trou avec le petit drapeau a cote. Je ressens un nouveau respect pour les golfeurs en general et Tiger Woods en particulier.

Apres ma 45e balle et une ampoule dans ma paume gauche (c’est pour ca qu’il y a des gants!), je m’avoue vaincue et je retourne dare-dare a la maison retrouver mon morceau de vie : mon ZazaKV adore, mon sombinaina.

Mais golfer ce n’est pas si mal…

Advertisements

3 Responses to "SipaKV s’en va swinguer"

enao ve efa teny any Anosiala Ambohidratrimo ery akaikin’ny PK 18? eny ny gasy no mi-golf raha mody aty ianao.

Moi j’aime bien le golf mais sur PC ou console 😉
Sinon, ça reste un de ces jeux qui permettent de se faire des relations pour le business surtout…

ca fait trop respectable le golf! mais ma philosophie personnelle est qu’il faut toujours essayer qqchose au moins une fois dans la vie avant de dire non. j’ai goute, ca m’a moyennement plu, mais je ne dirai pas non si un jour j’ai une occasion. j’ai rencontre ici l’autre jour un golfeur pro malgache. qui l’eut cru hein?

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s


  • Anonymous: Michener, le grand romancier historique raconte dans sa fresque sur l'Afrique du Sud (je ne me souviens pas du titre) la vie d'une esclave Malagasy
  • Anonymous: mahagaga fa misy album nataon'i nicolas vatomanga izay tany amin'ny taona 1999 tany fa tsy nivoaka ilay izy : redalandy (red island) no nataony anaran
  • Zanatany: j'ai hérité (de mes grands parents qui vivaient à Mada depuis 1927)d'une oeuvre phénoménale de Maurice Le scouezec peinte à Madagascar (Mahamas)

Categories

%d bloggers like this: